
13h30 – 14h00 : Accueil café
14h00 : Propos d’ouverture
Institut pour la recherche de la Caisse des Dépôts et Institut Louis Bachelier
Les nouvelles ambitions de notre Stratégie nationale bas-carbone et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, adoptées en février dernier, reposent sur une transformation accélérée de notre système énergétique.
Avec un mix électrique parmi les plus décarbonés au monde, la France dispose d’un avantage comparatif majeur pour articuler sa trajectoire énergie-climat avec ses efforts de revitalisation industrielle. Où en sommes-nous dans la décarbonation des sites industriels ? Quels effets d’entraînement positifs cette transformation peut-elle exercer sur nos filières productives ? Comment réduire la « fuite de valeur » que les transitions peuvent provoquer à travers nos approvisionnements et importations ? Comment conjuguer changement de modèle énergétique et développement d’une économie circulaire afin d’éviter de nouvelles dépendances ?
Cette première table ronde permettra de dresser un état des lieux de nos besoins en équipements électriques (réseaux, véhicules, batteries, centrales de production, fours, pompes à chaleur, électrolyseurs, convertisseurs, etc.) et en solutions bas-carbone (matériaux, chaleur, etc.), tout en mettant en lumière les dynamiques d’investissement industriel observées dans les régions françaises. Elle soulignera également les effets de ce changement de modèle sur les secteurs liés à la transition énergétique.
À l’horizon 2050, la part de l’électricité dans nos consommations finales d’énergie devra avoir plus que doublé. Cet objectif suppose une relocalisation massive de notre approvisionnement énergétique, avec des capacités de production accrues (nouveau nucléaire, barrages, énergies renouvelables), mais également le développement d’infrastructures de transport, de stockage et de recharge, ainsi que des conversions d’usage dans les bâtiments et les mobilités.
Autant de chantiers profondément territoriaux, qui nécessiteront de nouvelles compétences et de nouvelles formes de coopération entre acteurs dans les régions et les bassins d’emploi. Quelles sont les conditions d’acceptabilité sociale de cette vaste transformation ? Quels en seront les coûts pour les acteurs publics et privés ? Comment accompagner les mutations des activités économiques et de l’emploi afin de garantir une « transition juste » ?
Cette table ronde permettra de débattre des risques de fracture territoriale, de décrochage économique, voire de rejet social, que les transitions peuvent engendrer si leur déploiement n’est pas suffisamment accompagné. Il sera également question des méthodes, des récits collectifs et des nouvelles coalitions d’acteurs susceptibles de rendre la transition à la fois juste et soutenable.
17h15 : Conclusion























