
Alors que le financement de la défense et celui des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle, occupent aujourd’hui le devant de la scène, celui de la transition environnementale et énergétique semble, lui, s’être effacé de l’actualité. Pourtant, le financement de la transition demeure un impératif absolu et doit rester une priorité.
Le recul des politiques environnementales engagé par l’administration Trump a ouvert une brèche, rapidement exploitée par les tenants du moins-disant écologique et les climatosceptiques, qui prônent un retour au business as usual, c’est-à-dire à une économie affranchie des contraintes environnementales.
Or, la situation reste critique. Si les scénarios les plus pessimistes du GIEC sont désormais considérés comme peu probables — un réchauffement de +5 °C d’ici 2100 semble aujourd’hui écarté —, l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5 °C est désormais hors d’atteinte. L’enjeu est désormais de tout mettre en œuvre pour contenir le réchauffement sous les 2 °C.
Dans ce contexte, le financement des projets de transition constitue plus que jamais une nécessité impérieuse. Cette table ronde sera l’occasion de dresser un état des lieux de la finance durable : évolution de la réglementation, niveau des financements, efficacité des produits verts… afin d’évaluer où en est réellement la finance durable aujourd’hui.
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