Depuis la crise du Covid, en France comme dans la plupart des pays d’Europe, le taux d’épargne des ménages a fortement augmenté et demeure à un niveau supérieur à celui observé avant la pandémie. L’Europe dispose ainsi d’un stock d’épargne considérable, particulièrement élevé en comparaison des pays anglo-saxons, où les systèmes de retraite par capitalisation favorisent davantage l’investissement de long terme.
Pourtant, cette épargne reste principalement investie dans les liquidités et les produits de court terme, tandis que les entreprises européennes demeurent majoritairement financées par la dette bancaire. Cette structure limite leur capacité à investir, à innover et à prendre des risques. À titre de comparaison, les fonds propres des entreprises non financières représentent environ 220 % du PIB aux États-Unis, contre 85 % en Europe.
À l’heure où les besoins de financement sont particulièrement importants — pour accompagner les transitions énergétique et numérique, mais aussi répondre aux enjeux de défense et de souveraineté économique — une question s’impose : comment mobiliser l’épargne de long terme des ménages européens au service du financement des entreprises ?
Programme
08:30 – 09:00 | Accueil et café
Plan Vigipirate : un contrôle visuel des sacs sera effectué à l’entrée.
09:00 – 09:15 | Introduction
Introduction par :
- Agnès Bénassy-Quéré, sous-gouverneure de la Banque de France
- Marie Brière, directrice générale de l’Institut Louis Bachelier et responsable de la recherche investisseurs, Amundi Institute
- Grégoire Naacke, directeur exécutif de l’Observatoire de l’Épargne Européenne (OEE)
09:15 – 09:45 | « Comportements d’épargne des ménages, allocation et profil des épargnants »
- Olivier Garnier, Senior Fellow à l’Institut Montaigne : Europe suffers not so much from a ‘flight’ of savings as from insufficient allocation to equities.
- Grégoire Naacke, directeur exécutif de l’Observatoire de l’Épargne Européenne (OEE) : Présentation de l’indice OEE de mesure de la performance de l’épargne financière des ménages.
09:45 – 10:45 | « Efficacité des incitations fiscales et autres mécanismes pour flécher l’épargne vers le financement des entreprises »
- Marie Brière, directrice générale de l’Institut Louis Bachelier et responsable de la recherche investisseurs, Amundi Institute : Mobiliser l’épargne longue des ménages vers les actions.
- Marie-Hélène Broihanne, professeure des universités en sciences de gestion, EM Strasbourg (LaRGE) : Digital Influence Strategies in Finance: An Experimental Approach.
- Christian König, directeur général, Verband der Privaten Bausparkassen (Allemagne) : Réformes actuelles du système de retraite en Allemagne.
10:45 – 11:30 | « Besoin de financement des entreprises »
- Abel Gonzales-Hishinuma, doctorant en économie financière, HEC Paris : Founder Factories: The Origins of High-Growth Startups.
- Dominique Leblanc, ancien président de Wansquare, et Gérard Rameix, président de l’Observatoire de l’Épargne Européenne (OEE) : Dynamiques récentes et transformations du financement de marché en France et à l’international.
- Dorothée Rouzet, cheffe économiste à la Direction générale du Trésor.
11:30 – 11:45 | Présentation des recommandations du groupe de travail de l’Institut Jacques Delors sur l’Union de l’Épargne et de l’Investissement (UEI)
Par Fabrizio Pagani, trésorier de l’Institut Jacques Delors, professeur à Sciences Po et ancien directeur de cabinet du ministre italien des Finances.
11:45 – 12:00 | Questions-réponses
12:00 – 13:00 | Table ronde — « Union de l’Épargne et de l’Investissement : quels leviers pour passer à l’échelle ? »
- Modérateur : Fabrice Demarigny, associé chez Forvis Mazars et président de l’ECMI
- Delphine d’Amarzit, présidente-directrice générale d’Euronext Paris
- Sophie Barbier, responsable du pôle Europe de la Caisse des Dépôts
- Marc Lefevre, président de Place des Investisseurs
- Sébastien Raspiller, secrétaire général de l’AMF
13:00 | Conclusion
- Bertrand Dumont, directeur général du Trésor