AMBEC Stefan

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Affiliations
  • 2014 - 2019
    Groupe de recherche en économie mathématique et quantitative
  • 2012 - 2019
    Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
  • 2012 - 2019
    Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
  • 2014 - 2019
    Tse recherche
  • 2012 - 2019
    Fondation Jean-Jacques Laffont / Toulouse sciences économiques
  • 2012 - 2019
    Centre de recherches de Jouy-en-Josas
  • 2012 - 2018
    University of Gothenburg
  • 2021
  • 2020
  • 2019
  • 2018
  • 2016
  • 2015
  • 2014
  • 2013
  • 2008
  • La valeur informationnelle des taxes environnementales.

    Stefan AMBEC, Jessica CORIA
    Journal of Public Economics | 2021
    Nous proposons les débordements informationnels comme une nouvelle justification pour l'utilisation de plusieurs instruments politiques pour atténuer une seule externalité. Nous étudions la conception d'une norme de pollution lorsque les coûts de réduction des entreprises sont inconnus et que les émissions sont taxées. Une entreprise peut réduire la pollution au-delà de ce qui est requis par la norme en égalisant ses coûts marginaux de réduction avec le taux d'imposition, révélant ainsi des informations sur son coût de réduction. Nous analysons comment un régulateur peut tirer profit de cette information pour concevoir la norme. Dans un cadre dynamique, le régulateur assouplit la norme initiale afin d'induire une plus grande révélation d'information, ce qui lui permettrait de fixer une norme plus proche de la première meilleure dans le futur. La mise à jour des normes, cependant, génère un effet de cliquet puisqu'une entreprise à faible coût pourrait stratégiquement cacher son coût en ne réduisant pas plus que ce qui est requis par la norme. Nous caractérisons la norme optimale et sa mise à jour dans le temps en fonction de la stratégie de réduction de la firme. Nous illustrons nos résultats théoriques par le cas de la réglementation des NOx en Suède. Nous trouvons des preuves que les entreprises qui paient la taxe NOx subissent des mises à jour plus fréquentes des normes et des révisions plus strictes que celles qui sont exemptées.
  • Atteindre la neutralité carbone en France en 2050 : choix optimal des sources d'énergie, des vecteurs et des options de stockage.

    Behrang SHIRIZADEH GHEZELJEH, Philippe QUIRION, Anna CRETI BETTONI, Anna CRETI BETTONI, Stefan AMBEC, Aude POMMERET, Tom BROWN, Fabrice DEVAUX, Antonin POTTIER, Stefan AMBEC, Aude POMMERET
    2021
    Pour contribuer à l’objectif de contenir le réchauffement climatique à 1,5°C, le gouvernement français a adopté l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d'ici 2050. Le principal gaz à effet de serre étant le dioxyde de carbone, et la plupart des émissions de CO2 étant dues à la combustion d'énergies fossiles, cette thèse porte sur l'atteinte de la neutralité carbone des émissions françaises de CO2 liées à l'énergie d'ici 2050. Cette thèse vise à étudier le rôle relatif des différentes options bas-carbone dans le secteur de l'énergie pour atteindre la neutralité carbone. Plus précisément, cette thèse étudie d'abord le secteur électrique français, d'abord dans un système entièrement renouvelable, et ensuite dans un en intégrant d'autres options d'atténuation, c'est-à-dire l'énergie nucléaire et la capture et le stockage du carbone. J'étudie l'impact des incertitudes liées au développement des coûts des énergies renouvelables et des options de stockage et j'aborde la question de la robustesse d'un système électrique entièrement renouvelable face aux incertitudes liées aux coûts. Plus tard, en ajoutant d'autres options bas-carbone dans le secteur de l'électricité, j'analyse le rôle relatif des différentes options. De même, pour encourager les investissements dans des sources d'énergie renouvelables telles que l'énergie éolienne et solaire, j’étudie le risque d'investissement lié à la volatilité des prix et des volumes des technologies d'électricité renouvelable, et les performances de différents régimes de soutien publique. L'analyse de cette thèse va au-delà du système électrique et considère également l'ensemble du système énergétique en présence d'un couplage sectoriel. Au cours de cette thèse, j’ai développé une famille de modèles d'optimisation de l’investissement et du fonctionnement pour répondre à différentes questions concernant la transition énergétique française. Ces modèles minimisent le coût du système considéré (système électrique ou système énergétique dans son ensemble) en satisfaisant l'équilibre offre/demande à chaque heure pendant au moins un an, en respectant les principales contraintes techniques et opérationnelles et liées aux ressources et à l'usage des sols. Ainsi, la variabilité à court et à long terme des énergies renouvelables est prise en compte. En utilisant ces modèles, je réponds aux questions soulevées ci-dessus. Ces modèles ne sont pas utilisés pour trouver une seule solution optimale, mais plusieurs solutions optimales en fonction de différents scénarios de conditions météorologiques, de coûts, de demande énergétique et de disponibilité des technologies. Par conséquent, l'importance de la robustesse face aux incertitudes est au centre de la méthodologie utilisée, ainsi que l'optimalité. Les résultats de ma thèse montrent que les sources d’énergie renouvelable sont les principaux facilitateurs de la transition énergétique, non-seulement dans le système électrique mais aussi dans l'ensemble du système énergétique. Bien que l'élimination de l'énergie nucléaire n'augmente que marginalement le coût d'un système énergétique neutre en carbone, l'élimination des énergies renouvelables est associée à des inefficacités élevées tant du point de vue des coûts que des émissions. En fait, si le gaz renouvelable n'est pas disponible, même un coût social du carbone de 500 €/tCO2 ne suffira pas pour atteindre la neutralité carbone. Cela est dû en partie aux émissions négatives qu'il peut produire avec le captage et le stockage du carbone, et en partie à la rentabilité des moteurs à combustion interne alimentés au gaz renouvelable. Le message central de cette thèse est que pour atteindre la neutralité carbone au moindre coût, il faut un système d'énergie largement renouvelable. Par conséquent, si nous voulons donner la priorité aux investissements dans les options à faible émission de carbone, les technologies de gaz et d'électricité renouvelables sont de la plus haute importance.
  • Tarification de l'électricité en temps réel pour équilibrer l'intermittence des énergies vertes.

    Stefan AMBEC, Claude CRAMPES
    Energy Economics | 2021
    La présence de consommateurs capables de réagir aux variations des prix de gros de l'électricité facilite la pénétration de sources d'énergie renouvelables intermittentes telles que l'énergie éolienne ou solaire. Nous étudions comment l'adaptation de la demande à l'offre d'électricité intermittente en rendant les consommateurs réactifs aux prix - grâce aux compteurs intelligents et aux appareils de domotique - a un impact sur le mix énergétique. Nous montrons qu'elle réduit presque toujours les émissions de carbone. De plus, lorsque les consommateurs ne sont pas trop averses au risque, la réponse à la demande est socialement bénéfique car la perte liée à l'exposition des consommateurs à des prix volatils est plus que compensée par des coûts de production et environnementaux plus faibles. Cependant, le gain est décroissant lorsque la proportion de consommateurs réactifs augmente. Par conséquent, en fonction des coûts du matériel intelligent nécessaire, il peut être non optimal d'équiper l'ensemble de la population.
  • Communication séquentielle avec contraintes de participation ex post.

    Stefan AMBEC
    2020
    Cet article examine un jeu principal-agent informé avec des contraintes de participation ex post pour l'agent. Il montre que les joueurs ne perdent pas à communiquer tour à tour entre eux plutôt que simultanément si et seulement si le principal communique en premier. Il considère ensuite toutes les règles d'allocation compatibles avec les incitations bayésiennes qui attribuent des gains non négatifs à un joueur dans un cadre d'information asymétrique bilatérale. Il fournit les conditions nécessaires et suffisantes pour que la communication séquentielle soit aussi efficace que la communication simultanée dans la mise en œuvre de ces règles d'allocation lorsque le joueur avec des gains non limités se déplace en premier.
  • Partager une ressource commune avec des avantages concaves.

    Stefan AMBEC
    2020
    Un groupe d'agents bénéficie de fonctions de bénéfice concave et mono-crête pour la consommation d'une ressource partagée. Ils apprécient également l'argent (transferts). La ressource est rare dans le sens où tout le monde ne peut pas consommer son pic. L'article caractérise l'allocation unique (ressource et argent) qui est efficace, compatible avec les incitations et rationnelle pour les individus en partage égal. Elle peut être mise en œuvre (i) en vendant la ressource ou en taxant son extraction et en redistribuant l'argent collecté de manière égale, ou (ii) en attribuant des droits de propriété sur des parts égales dans un marché concurrentiel. Ensuite, l'article propose une allocation qui est compatible avec les incitations, rationnelle pour l'individu et qui n'attribue à chaque agent que son bénéfice maximal.
  • Réglementation acceptable d'une ressource commune : une analyse expérimentale.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Carine SEBI
    2020
    Nous testons en laboratoire trois instruments destinés à réguler l'exploitation d'une ressource commune par des agents hétérogènes : un système de taxes et de subventions, des quotas individuels transférables et non transférables. Nous proposons un modèle dans lequel l'objectif assigné à ces instruments est de réduire l'exploitation de la ressource par rapport à un régime de libre accès, sans pour autant diminuer le profit des utilisateurs. Si chacun des instruments permet d’atteindre en moyenne l'objectif de réduction, les instruments n’ont pas les mêmes effets sur les niveaux et la répartition des profits. Le système de taxes et de subventions permet de sélectionner les utilisateurs les plus efficaces, mais accroît l'inégalité des profits individuels. En revanche, aucun instrument ne permet une amélioration des profits au sens strict de Pareto, même si selon ce critère, les deux instruments de marché sont plus performants que les quotas non-transférables.
  • Décentralisation de la production d'énergie hydroélectrique.

    Stefan AMBEC, J.a. DOUCET
    2020
    Les auteurs analysent la production d'hydroélectricité par n centrales dans un modèle dynamique. La production de chaque centrale est contrainte par la quantité d'eau disponible (supply constraint) et la capacité de stockage du réservoir (storage constraint). Ils dérivent les solutions de monopole et de concurrence imparfaite. Ils montrent que la production hydroélectrique peut être affectée par deux sources d'inefficacité : une gestion sous-optimale des ressources en eau et l'exercice d'un pouvoir de marché. Un monopoleur minimise la première source d'inefficacité alors que la production en concurrence imparfaite minimise la seconde. La décision d'introduire de la compétition dans la production d'hydroélectricité doit tenir compte de ces deux effets.
  • Sur la gouvernance des start-ups.

    Stefan AMBEC
    2020
    L'article analyse une relation entrepreneur-investisseur dans un modèle stylisé dans lequel (i) les besoins financiers, inconnus ex ante, se présentent de manière séquentielle, (ii) une décision majeure doit être prise à la maturité du projet, (iii) cette décision dépend d'une information privée détenue par l'entrepreneur mais observable par l'investisseur à un certain coût. Les deux partenaires s'entendent sur un système de gouvernance incluant un partage des "cash-flows" futurs et une allocation du contrôle sur la décision contingentement à l'investissement. L'article montre que le contrôle doit être confié à l'entrepreneur pour des niveaux d'investissement faible, mais qu'il doit être transféré à l'investisseur lorsque l'investissement dépasse un certain seuil.
  • Coopération et équité dans le problème du partage des rivières.

    Stefan AMBEC, Lars EHLERS
    2020
    Cet article considère des environnements dans lesquels plusieurs agents (pays, agriculteurs, villes) se partagent l'eau d'une rivière. Chaque agent bénéficie d'une fonction de bénéfice concave de la consommation d'eau jusqu'à un niveau de satiété. L'extraction non coopérative est typiquement inefficace et tout groupe d'agents peut gagner s'il se met d'accord sur la manière d'allouer l'eau avec des compensations monétaires. L'article décrit quelles allocations d'eau et d'argent sont acceptables pour les agents riverains selon la stabilité du noyau et plusieurs critères d'équité. Il passe en revue certains résultats théoriques. Il discute ensuite de la mise en œuvre de l'allocation proposée avec des règles de négociation et dans les marchés de l'eau. Enfin, il fournit quelques idées de politiques.
  • Environmental policy, innovation and performance : new insights on the Porter hypothesis.

    Paul LANOIE, Jeremy LAURENT LUCCHETTI, Nick JOHNSTONE, Stefan AMBEC
    2020
    Jaffe et Palmer (1997) présentent trois variantes distinctes de l'hypothèse dite de Porter. La version "faible" de l'hypothèse postule que la réglementation environnementale stimulera certains types d'innovations environnementales. La version "étroite" de l'hypothèse affirme que les régimes de politique environnementale flexibles incitent davantage les entreprises à innover que les réglementations prescriptives, telles que les normes fondées sur la technologie. Enfin, la version " forte " postule qu'une réglementation bien conçue peut induire des innovations permettant de réduire les coûts, qui font plus que compenser le coût de la conformité. Dans cet article, nous testons la signification de ces différentes variantes de l'hypothèse de Porter en utilisant des données sur les quatre principaux éléments de la chaîne de causalité hypothétique (politique environnementale, recherche et développement, performance environnementale et performance commerciale). L'analyse est basée sur une base de données unique qui comprend les observations d'environ 4200 installations dans sept pays de l'OCDE. En général, nous trouvons un soutien fort pour la version "faible", un soutien qualifié pour la version "étroite", et un soutien qualifié pour la version "forte" également.
  • Partager une rivière.

    Stefan AMBEC, Y. SPRUMONT
    2020
    Un groupe d'agents doit partager l'eau d'un fleuve le long duquel il est situé. Les compensations monétaires sont autorisées. Les auteurs montrent que le jeu coopératif associé à ce problème est convexe : son noyau est donc grand et facile à décrire. Ils proposent le critère d'équité suivant : aucun groupe d'agents ne devrait obtenir un bien-être supérieur à celui qu'il pourrait atteindre en l'absence des autres. Les auteurs montrent qu'une seule distribution dans le noyau satisfait ce critère.
  • Politique environnementale et consumérisme vert.

    Stefan AMBEC, Philippe DE DONDER
    2020
    La présence de consommateurs capables de réagir aux variations des prix de gros de l'électricité facilite la pénétration de sources d'énergie renouvelables intermittentes telles que l'énergie éolienne ou solaire. Nous étudions comment l'adaptation de la demande à l'offre d'électricité intermittente en rendant les consommateurs réactifs aux prix - grâce aux compteurs intelligents et aux appareils de domotique - a un impact sur le mix énergétique. Nous montrons qu'elle réduit presque toujours les émissions de carbone. De plus, lorsque les consommateurs ne sont pas trop averses au risque, la réponse à la demande est socialement bénéfique car la perte liée à l'exposition des consommateurs à des prix volatils est plus que compensée par des coûts de production et environnementaux plus faibles. Cependant, le gain est décroissant lorsque la proportion de consommateurs réactifs augmente. Par conséquent, en fonction des coûts du matériel intelligent nécessaire, il peut être non optimal d'équiper l'ensemble de la population.
  • Productivité et réglementation environnementale : une analyse de l'hypothèse de Porter.

    Stefan AMBEC, P. BARLA
    2020
    Selon l'hypothèse de Porter, des réglementations environnementales strictes doivent avoir un impact positif sur la productivité des firmes touchées. Les auteurs revoient les arguments théoriques et empiriques entourant cette hypothèse. Ils montrent qu'il existe peu de justifications théoriques solides à cette hypothèse mais que des développements théoriques récents (comme la théorie de la firme) offrent des perspectives intéressantes. Sur le plan empirique, la plupart des évidences suggèrent que, globalement, les réglementations environnementales ont un impact plutôt négatif sur les entreprises qui y sont soumises. Toutefois, ces recherches présentent de nombreuses limites et notamment une absence de cadre théorique. De plus, les mesures de productivité utilisées sont généralement inadéquates puisqu'elles ne tiennent pas compte explicitement de l'existence d'outputs indésirables. Les auteurs passent en revue les travaux récents sur les mesures de productivité verte. De cette analyse de la littérature, les auteurs concluent que si l'on doit rester sceptique vis-à-vis de cette hypothèse, il est encore prématuré pour la rejeter complètement.
  • Quand et pourquoi est-il utile d'être vert ?

    Stefan AMBEC, Paul LANOIE
    2020
    L'idée reçue sur la protection de l'environnement est qu'elle représente un coût supplémentaire pour les entreprises, imposé par le gouvernement, qui peut éroder leur compétitivité mondiale. Cependant, au cours de la dernière décennie, ce paradigme a été remis en question par un certain nombre d'analystes. En particulier, Porter (Porter, 1991. Porter et van der Linde, 1995) soutient que la pollution est souvent associée à un gaspillage de ressources (matériel, énergie, etc.) et que des politiques environnementales plus strictes peuvent stimuler des innovations susceptibles de compenser les coûts de mise en conformité avec ces politiques. C'est ce que l'on appelle l'hypothèse de Porter. En fait, il existe de nombreux moyens par lesquels l'amélioration de la performance environnementale d'une entreprise peut conduire à une meilleure performance économique ou financière, et pas nécessairement à une augmentation des coûts. Pour être systématique, il est important de regarder les deux côtés du bilan. Premièrement, une meilleure performance environnementale peut conduire à une augmentation des revenus par les canaux suivants : i) un meilleur accès à certains marchés. ii) la possibilité de différencier les produits et iii) la possibilité de vendre des technologies de contrôle de la pollution. Deuxièmement, une meilleure performance environnementale peut entraîner une réduction des coûts dans les catégories suivantes : iv) coût de la réglementation ; v) coût des matériaux, de l'énergie et des services (ceci fait principalement référence à l'hypothèse de Porter) ; vi) coût du capital ; et vii) coût du travail. Bien que ces différentes possibilités aient été identifiées d'un point de vue conceptuel ou théorique depuis un certain temps (Reinhardt, 2000. Lankoski, 2000, 2006), à notre connaissance, il n'y a pas eu d'effort systématique pour fournir des preuves empiriques soutenant l'existence de ces opportunités et évaluant leur "magnitude". C'est l'objectif du présent document. Pour chacune des sept possibilités identifiées ci-dessus [i) à vii), nous présentons les mécanismes impliqués, une vue systématique des preuves empiriques disponibles, et une discussion des lacunes dans la littérature empirique. L'objectif de ce document n'est pas de montrer qu'une réduction de la pollution s'accompagne toujours d'une meilleure performance financière, mais plutôt d'affirmer que les dépenses engagées pour réduire la pollution peuvent parfois être partiellement ou totalement compensées par des gains réalisés ailleurs. Par un examen systématique de toutes les possibilités, nous voulons également identifier les circonstances les plus susceptibles de conduire à une situation "gagnant-gagnant", c'est-à-dire à une meilleure performance environnementale et financière.
  • Partager un fleuve entre pays rassasiés.

    Stefan AMBEC, Lars EHLERS
    2020
    Avec la diminution des réserves mondiales d'eau, le problème de l'allocation de l'eau devient de plus en plus important. Les auteurs considèrent le problème du partage efficace d'une rivière entre un groupe de pays satisfaisants. Pour inciter les pays à coopérer efficacement, il faut des compensations monétaires via des accords internationaux. Ils montrent que la coopération des autres pays exerce une externalité positive sur le bénéfice d'une coalition. Le problème est de distribuer le bénéfice du partage efficace de la rivière sous ces contraintes. Si les pays extérieurs à une coalition ne coopèrent pas du tout, alors la distribution incrémentale en aval est le compromis unique entre la doctrine de la souveraineté territoriale absolue (STA) et la doctrine de l'intégrité territoriale illimitée (ITI). Si tous les pays en dehors d'une coalition coopèrent, alors il se peut qu'il n'existe aucune distribution satisfaisant la doctrine UTI.
  • Communication séquentielle avec participation ex post.

    Stefan AMBEC
    2020
    L'article examine la mise en oeuvre de règles d'allocation bayesiennes qui satisfont la contrainte de gains ex post non négatifs pour un joueur dans le cadre d'un modèle de deux joueurs avec information asymétrique bilatérale. Il montre que, sous des conditions générales, ces allocations peuvent être mises en oeuvre par un mécanisme séquentiel dans lequel les joueurs se communiquent leur information l'un après l'autre. De plus, lorsque les règles d'allocation sont négociées ex ante, l'ordre est important : le joueur qui communique le premier doit avoir le pouvoir de négociation ou des gains ex post non bornés.
  • Quand la réglementation environnementale profite aux pollueurs : survol des fondements théoriques de l'hypothèse de Porter.

    Stefan AMBEC, Philippe BARLA
    2020
    L'article présente de manière non technique certains des fondements théoriques possibles de l'hypothèse de Porter selon lesquels, des réglementations environnementales strictes peuvent améliorer le profit des industries qui y sont soumises. Après une brève présentation de l'hypothèse, les arguments basés sur l'existence d'imperfections au sein de l'entreprise sont passés en revue. Les imperfections du marché susceptibles d'éventuellement justifier l'hypothèse de Porter sont ensuite discutées. Les principales conclusions de ce survol sont : (i) l'hypothèse de Porter requiert l'interaction de l'externalité environnementale avec au moins une autre source de distorsions, (ii) le type d'intervention publique qui peut aboutir à un effet Porter dépend de la nature des distorsions qui interagissent. L'atteinte de l'optimum peut exiger l'usage de plusieurs instruments, (iii) l'exploration empirique de l'hypothèse de Porter doit, pour être valide, autoriser la présence de ces multiples distorsions.
  • Études économiques sur la transition énergétique et les réglementations environnementales.

    Yuting YANG, Stefan AMBEC, Nicolas TREICH
    2020
    Le résumé en français n'a pas été communiqué par l'auteur.
  • Les marchés environnementaux exacerbent les inégalités.

    Stefan AMBEC
    2020
    Les marchés environnementaux distribuent des droits négociables sur les ressources naturelles disponibles gratuitement sur la terre, comme l'eau, la biomasse ou l'air pur. Dans un cadre où les utilisateurs diffèrent uniquement par leur accès à la ressource, j'étudie l'allocation des droits qui sont acceptés dans le sens où, après échange, les utilisateurs obtiennent au moins ce qu'ils peuvent obtenir en partageant les ressources qu'ils contrôlent. Je montre que, parmi tous les droits acceptés, les plus égalitaires ne permettent aucune redistribution entre les utilisateurs. Par conséquent, par rapport à une allocation efficace des ressources, l'échange net de droits augmente toujours l'inégalité.
  • Tarification de l'électricité en temps réel pour équilibrer l'intermittence des énergies vertes.

    Stefan AMBEC, Claude CRAMPES
    2020
    La présence de consommateurs capables de réagir aux variations des prix de gros de l'électricité facilite la pénétration de sources d'énergie renouvelables intermittentes telles que l'énergie éolienne ou solaire. Nous étudions comment l'adaptation de la demande à l'offre d'électricité intermittente en rendant les consommateurs sensibles aux prix - grâce aux compteurs intelligents et aux appareils de domotique - a un impact sur le mix énergétique. Nous montrons qu'elle réduit presque toujours les émissions de carbone. En outre, lorsque les consommateurs ne sont pas trop réticents à prendre des risques, la réponse à la demande est socialement bénéfique car la perte liée à l'exposition des consommateurs à la volatilité des prix est plus que compensée par la réduction des coûts de production et des coûts environnementaux. Cependant, le gain est décroissant lorsque la proportion de consommateurs réactifs augmente. Par conséquent, en fonction des coûts du matériel intelligent nécessaire, il peut être non optimal d'équiper l'ensemble de la population.
  • Incitation à réduire la durabilité des caractères des cultures.

    Stefan AMBEC, Corinne LANGINIER, Stephane LEMARIE
    2020
    Pour réduire la concurrence des agriculteurs qui autoproduisent des semences, un producteur de semences de lignées consanguines peut passer à des semences hybrides non durables. Dans un modèle à deux périodes, nous étudions l'impact de la durabilité des cultures sur l'autoproduction, la fixation des prix et les décisions de changement, et nous examinons l'impact des droits de licence payés par les agriculteurs autoproducteurs. Tout d'abord, dans un modèle de monopole de semences de lignées consanguines, nous constatons que le monopoleur peut produire des semences hybrides dominées technologiquement afin d'extraire plus de surplus des agriculteurs. En outre, l'introduction de droits de licence améliore l'efficacité. Ensuite, nous étudions comment le comportement du monopoleur est affecté par l'entrée d'un producteur de semences hybrides non durables. Nous montrons que le producteur de semences de lignées consanguines peut bénéficier de la concurrence d'un producteur de semences hybrides à dominante technologique, car cela permet une discrimination des consommateurs.
  • La valeur informationnelle des taxes environnementales *.

    Stefan AMBEC, Jessica CORIA
    2020
    Nous proposons les débordements informationnels comme une nouvelle justification pour l'utilisation de plusieurs instruments de politique pour atténuer une seule externalité. Nous étudions la conception d'une norme de pollution lorsque les coûts de réduction des entreprises sont inconnus et que les émissions sont taxées. Une entreprise peut réduire la pollution au-delà de ce qui est requis par la norme en égalisant ses coûts marginaux de réduction avec le taux d'imposition, révélant ainsi des informations sur son coût de réduction. Nous analysons comment un régulateur peut tirer profit de cette information pour concevoir la norme. Dans un cadre dynamique, le régulateur assouplit la norme initiale afin d'induire une plus grande révélation d'information, ce qui lui permettrait de fixer une norme plus proche de la première meilleure dans la deuxième période. La mise à jour des normes, cependant, génère un effet de cliquet puisque les entreprises à faible coût pourraient stratégiquement cacher leur coût en ne réduisant pas plus que ce qui est requis par la norme. Nous fournissons les conditions pour que l'équilibre de séparation se maintienne lorsque les entreprises agissent stratégiquement. Nous illustrons nos résultats théoriques par le cas de la réglementation des NO x en Suède. Nous trouvons des preuves que les entreprises qui sont taxées subissent des mises à jour plus fréquentes des normes.
  • Politique environnementale et consumérisme vert.

    Stefan AMBEC, Philippe DE DONDER
    2020
    Le consumérisme vert est-il bénéfique pour l'environnement et l'économie ? Pour éclaircir cette question, nous étudions l'économie politique des réglementations environnementales dans un modèle avec des consommateurs neutres et des consommateurs verts, où ces derniers tirent une certaine satisfaction de l'achat d'un bien de meilleure qualité environnementale produit par un monopole maximisant les profits, tandis que le bien acheté par les consommateurs neutres est fourni par une frange concurrentielle. Les consommateurs votent unanimement pour une norme fixée à un niveau inférieur au niveau de premier choix, ou pour une taxe assurant le niveau de protection environnementale de premier choix. Malgré sa protection environnementale insuffisante, la norme domine la taxe du point de vue du bien-être en raison de sa plus grande efficacité productive, c'est-à-dire d'un écart plus faible entre les qualités environnementales des deux biens fournis. En revanche, les électeurs préfèrent unanimement une taxe à une norme lorsque la volonté de payer pour des biens plus écologiques est suffisamment faible.
  • La décarbonisation est-elle réalisable ? : essais sur l'économie de la transition énergétique.

    Adrien FABRE, Mouez FODHA, Olivier VIDAL, Katheline SCHUBERT, Mouez FODHA, Olivier VIDAL, Antoine DECHEZLEPRETRE, Philippe QUIRION, Stefan AMBEC
    2020
    Cette thèse s'interroge sur les conditions de réalisation d'une civilisation industrielle décarbonée et durable, en étudiant certains aspects de sa faisabilité physique et de son acceptabilité politique. Le Chapitre I étudie l'évolution du taux de retour énergétique dans différents scénarios prospectifs, et prédit que l'efficacité globale du secteur de l'électricité à fournir un surplus d'énergie serait réduite de moitié dans un scénario 100% renouvelable. Le Chapitre 2 souligne l'importance de la recyclabilité des métaux dans un modèle d'extraction optimale des métaux et des fossiles pour la production d'énergie. L'annexe au Chapitre 2 étend le théorème de Karush-Kuhn-Tucker au cas d'une série convexe sous un nombre fini de contraintes. Les Chapitres 3 et 4 se fondent sur une enquête auprès d'un échantillon représentatif de trois milles français, réalisée durant le mouvement des Gilets jaunes. Le Chapitre 3 étudie les croyances relatives à une taxe carbone avec dividende, mesure vantée pour lutter contre le changement climatique du fait de son efficacité et de sa progressivité. Si 70 % rejettent la taxe avec dividende. c'est en raison de perceptions pessimistes quant à ses propriétés : en contradiction avec les micro-simulations effectuées, la plupart pensent que leur ménage perdrait en pouvoir d'achat suite à la réforme, la perçoivent comme régressive et inefficace pour réduire la pollution et lutter contre le changement climatique. Le Chapitre 4 analyse les connaissances, les perceptions et les valeurs liées au changement climatique, examine les opinions relatives à la taxation du carbone et évalue le soutien à d'autres politiques climatiques.
  • Les déterminants structurels des prix du carbone dans l'EU-ETS.

    Anouk FAURE, Marc BAUDRY, Pierre andre JOUVET, Marc BAUDRY, Pierre andre JOUVET, Stefan AMBEC, Estelle CANTILLON, Anna CRETI BETTONI, Carolyn FISCHER, Stefan AMBEC, Estelle CANTILLON
    2020
    Le marché du carbone européen (SEQE) est la pierre angulaire de la politique climatique européenne. Les prix du carbone produits ont cependant longtemps été jugé trop bas et volatils pour déclencher les investissements nécessaires à une décarbonation durable de l’économie. Les faibles niveaux de prix ont largement été attribués à un déséquilibre de l'offre de permis, dû à des chocs externes au marché. Plusieurs mesures de restriction de l'offre, critiquées dans un premier chapitre, furent ainsi entreprises afin d'en préserver le SEQE. Toutefois, la plupart des analyses prospectives du SEQE reposent sur un modèle archétypal d'échange de permis à polluer, qui ne tient compte ni de la structure interne du marché ni de ses fondamentaux. Cette thèse a ainsi pour but d'identifier les déterminants structurels du prix du carbone sur le SEQE, ainsi que d'en évaluer l'impact sur l'équilibre de marché et la conception de politiques de l'offre. Motivés par l'examen de données microéconomiques de transaction et d'émission, les second et troisième chapitres conduisent l'analyse ex-post des Phases 2 (2008-2012) et 3 (2013-2020) du mécanisme. Ils mettent ainsi en lumière la nature instable de la structure interne du marché. Notamment, les coûts de transaction altèrent la flexibilité spatiale du SEQE, tandis que le progrès technologique déstabilise le plafond d'émission. Ces constats nous amènent ainsi à questionner l’intérêt d’un prix plancher du carbone pour remédier à ces instabilités. Un quatrième chapitre mène donc l'analyse ex-ante du secteur électrique du SEQE en présence de trois mécanismes de support du prix. Nos résultats suggèrent que la capacité de la MSR à rapidement réduire le nombre de permis en circulation ne justifie pas un tel mécanisme à court terme.
  • Comment les institutions façonnent les motivations individuelles pour l'efficacité et l'équité : Evidence from distribution experiments.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Bilel RAHALI
    Journal of Behavioral and Experimental Economics | 2019
    Nous étudions comment les institutions peuvent façonner différemment l'expression de l'efficacité et de l'équité. Nous utilisons quatre variantes du jeu du triple dictateur et du jeu de la confiance dans un design intra-sujet qui permet de tracer des modèles individuels. Un voile d'ignorance, une redevance de position et des informations sur les comportements des autres sont successivement introduits dans les deux jeux standard. En plus de ces traitements, nous contrôlons également les préférences individuelles envers le risque et les autres préférences. Les résultats montrent que si les individus font preuve de cohérence dans leurs préférences, la perspective de transferts dans le jeu de confiance et le voile d'ignorance augmente l'efficacité et l'équité. Deuxièmement, l'option de choisir sa position d'investisseur à un certain coût attire les joueurs les moins coopératifs : ils paient pour être investisseur et gardent plus pour eux. Troisièmement, les sujets qui modifient leur décision d'investissement après avoir appris l'investissement moyen de leur groupe ont tendance à se rapprocher de la moyenne.
  • Décarboniser la production d'électricité avec des sources d'énergie intermittentes.

    Stefan AMBEC, Claude CRAMPES
    Journal of the Association of Environmental and Resource Economists | 2019
    Nous examinons les instruments politiques qui visent à décarboniser la production d'électricité en remplaçant l'énergie fossile par des sources renouvelables intermittentes, à savoir l'énergie éolienne et solaire. Nous considérons un modèle d'investissement, de production et de stockage avec deux sources d'énergie : l'une est propre mais intermittente (éolienne ou solaire), tandis que l'autre est fiable mais polluante (énergie thermique). Nous déterminons d'abord le premier mix énergétique le plus avantageux en fonction du coût social des émissions polluantes. Nous montrons ensuite que, pour mettre en œuvre le mix énergétique socialement efficace sans taxe carbone, les tarifs de rachat et les normes de portefeuille des énergies renouvelables doivent être complétés par un plafonnement des prix et des paiements de capacité limités en volume.
  • Les retombées des politiques dans la réglementation des polluants multiples.

    Stefan AMBEC, Jessica CORIA
    Journal of Environmental Economics and Management | 2018
    Nous analysons l'interaction entre les politiques visant à contrôler les polluants transfrontaliers et locaux tels que les gaz à effet de serre et les particules. Les deux types de pollution interagissent dans la fonction de coût de réduction des entreprises polluantes par le biais d'économies ou de déséconomies d'échelle. Ils sont réglementés par des entités distinctes, potentiellement avec des instruments différents qui sont conçus en fonction d'un agenda spécifique. Nous montrons que le choix de l'instrument réglementaire et le moment où il est appliqué ont une incidence sur l'efficacité. Les émissions du polluant local sont faussées si les régulateurs anticipent que la pollution transfrontalière sera plus tard réglementée par des plafonds d'émission. La réglementation est trop stricte en cas de déséconomies de gamme, et pas assez en cas d'économies de gamme. En revanche, nous obtenons de l'efficacité si le polluant transfrontalier est réglementé par des taxes sur les émissions ou des permis d'émission négociables, à condition que les recettes provenant de la taxation des émissions soient redistribuées aux pays de manière forfaitaire et que l'allocation initiale des permis d'émission négociables ne soit pas liée aux coûts de réduction.
  • Évaluer l'équité des politiques publiques : proposition d'une approche avec une illustration pour la localisation des usages localement indésirables du sol.

    Yann KERVINIO, Stefan AMBEC
    2016
    Evaluer le caractère équitable d'une politique publique ne va pas de soi tant les critères associés à l’idée d’équité sont divers, imprécis et potentiellement contradictoires. Dans cette thèse, une approche en deux temps, qui vise à identifier des options de politiques publiques équitables et susceptibles de faire l’objet d’un consensus à l’issue d’une délibération entre les personnes concernées, est développée et discutée. Dans un premier temps, il est proposé de clarifier des principes invoqués et leur articulation dans un contexte de décision formalisé. Une telle approche met l’accent sur les arbitrages nécessaires entre ces principes et permet d'identifier des possibilités de conciliation, parfois nouvelles, entre eux. Ensuite, il est proposé d’évaluer le caractère équitable des options identifiées à partir des jugements et des valeurs des personnes concernées tels qu’ils peuvent être observés à travers des travaux d’enquête ou des expériences en laboratoire. Cette approche est ensuite mise en œuvre dans un contexte de décision particulier où l'équité constitue une attente forte : celui de la localisation d'équipements collectifs socialement souhaitables mais localement indésirables. Dans le quatrième chapitre, j'étudie les propriétés de différentes règles de décisions dans un cadre simple où un unique projet indivisible doit être alloué entre plusieurs agents qui présentent des coûts et des exigences de compensation variables. Dans le cinquième chapitre, je présente les résultats d'une expérience en laboratoire qui s'intéresse aux jugements de sujets placés dans une situation similaire à celle étudiée dans le chapitre précédent. Enfin, un dernier chapitre est consacré à l'étude de certaines implications d'une généralisation du cadre initial à un ensemble de situations qui permet l'existence d'externalités.
  • Trois essais sur la responsabilité sociale des entreprises, les politiciens d'affaires et la corruption.

    Dina MOHAMED KAMAL KASSAB, Mireille CHIROLEU ASSOULINE, Pierre FLECKINGER, Jean philippe TROPEANO, Mireille CHIROLEU ASSOULINE, Pierre FLECKINGER, Ariane LAMBERT MOGILIANSKY, Vianney DEQUIEDT, Stefan AMBEC
    2015
    Qu'est-ce que la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) et peut-elle être induite par la demande ? Le fait de fournir un bien public est-il rentable pour les entreprises ou ces biens devraient-ils être exclusivement fournis par l’État ? Les produits verts sont-ils excessivement chers et devraient-ils être taxés ? Une fois la taxe imposée, qui seront les bénéficiaires et qui paiera effectivement la taxe ? En quoi les résultats dépendent-ils de la complémentarité ou substituabilité entre l'investissement en RSE en question et le bien public fourni par l’État ? Le chapitre 1 de cette dissertation répond à ces questions et crée un cadre conceptuel pour approfondir l'analyse, dans les chapitres suivants, de la RSE en tant que pratique désirable par laquelle les entreprises fournissent un bien public à côté du bien privé qu'elles produisent. Une des questions qui émergent de l'analyse est le besoin d'identifier et d'explorer une nouvelle forme de dichotomie qui est l'arbitrage entre la fourniture du bien public par le marché via la RSE et sa fourniture à travers l’État. Cette question est très intéressante dans le cas des pays en développement, mais aussi des pays développés, où les entreprises ont des liens politiques importants. Le chapitre 2 montre que les entreprises ayant des liens politiques - ou, dans le cas extrême, les hommes d'affaire-politiciens - sont en mesure d'influencer le gouvernement pour réduire le niveau de bien public qu'il fournit afin de maximiser le rendement réputationnel de leur investissement en RSE. Le mécanisme est le suivant. Un niveau de bien public insuffisant fourni par l'Etat offre des gains politiques importants pour les firmes qui contribuent à ce bien à travers leurs activités de RSE pour corriger la défaillance de l’État. Les consommateurs se méfient alors des vraies motivations des entreprises derrière ces activités, elles pourraient résulter de leur bienfaisance mais aussi de leur cupidité politique. Toutefois, comme toutes les entreprises, y compris les plus bienfaisantes et les plus opportunistes, participent, le fait qu'affaires et politique interfèrent ne détériore pas la réputation des participants à la RSE puisque ces gains politiques sont tellement importants que tout le monde s'y engage. La corruption devient socialement acceptable dans le sens où elle n'est pas sanctionnée en termes de réputation. Le chapitre 3 fournit une explication stratégique du phénomène de la corruption devenant épidémique dans une économie. Il explique pourquoi la corruption, sous forme de prise de pot-de-vin, peut se répandre entre les différentes agences du gouvernement sous le simple effet de l'interdépendance de leurs efforts.
  • Motivations pour l'efficacité et l'équité dans le jeu d'investissement.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Bilel RAHALI
    6th International Conference of the French Association of Experimental Economics - ASFEE 2015 | 2015
    Pas de résumé disponible.
  • Motivations pour l'efficacité et l'équité dans le jeu d'investissement.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Bilel RAHALI
    Séminaires de l'IRSTEA | 2015
    Pas de résumé disponible.
  • Prise de décision coopérative pour la fourniture d'une installation localement indésirable.

    Stefan AMBEC, Yann KERVINIO
    Social Choice and Welfare | 2015
    Nous considérons la fourniture décentralisée d'un bien public mondial avec des externalités locales dans un modèle spatialement explicite. Les communautés décident de l'emplacement d'une installation qui profite à tous mais qui présente des coûts pour l'hôte et ses voisins. Elles partagent ces coûts par des transferts. Nous examinons les jeux coopératifs associés à ce problème dit "Not In My Back-Yard". Nous dérivons et discutons les conditions pour que des solutions de base existent. Ces conditions sont motivées par la tentation d'exclure des groupes de voisins à tout endroit potentiel. Nous illustrons les résultats dans différents contextes spatiaux. Ces résultats clarifient la manière dont les droits de propriété peuvent affecter la coopération et apportent un éclairage supplémentaire sur une limitation du théorème de Coase.
  • La prise de décision dans les organisations : quand déléguer et qui déléguer.

    Stefan AMBEC, Michel POITEVIN
    Review of Economic Design | 2015
    Un processus de production implique un principal et deux agents informés de manière privée. La production nécessite une prise de décision coordonnée. Elle peut être réalisée dans une organisation centralisée ou par le biais de contrats délégués dans une structure hiérarchique. Nous comparons la performance de différentes structures organisationnelles lorsque la renégociation des contrats initiaux est possible. Nous montrons que les contrats délégués dominent toujours la centralisation si le contrat en aval entre les agents est observable. Les contrats (resp. le contrôle) devraient être délégués à l'agent qui a le moins (resp. le plus) d'informations importantes. Si les contrats en aval ne sont pas observables, nous obtenons un compromis entre la centralisation et la délégation.
  • Motivations pour l'efficacité et l'équité dans le jeu d'investissement.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Bilel RAHALI
    2nd International Meeting on Experimental and Behavioral Social Sciences - IMEBSS | 2015
    Pas de résumé disponible.
  • Efficacité spatiale des cultures génétiquement modifiées et non génétiquement modifiées.

    Stefan AMBEC, Corinne LANGINIER, Philippe MARCOUL
    Strategic Behavior and the Environment | 2015
    Lorsque des cultures génétiquement modifiées et des cultures non génétiquement modifiées coexistent, ces dernières ne peuvent pas toutes être vendues comme des cultures sans OGM, car certaines d'entre elles seront probablement contaminées par des cultures génétiquement modifiées. Le choix de produire des cultures non GM dépendra donc des cultures environnantes. Nous analysons donc la distribution spatiale des cultures GM et non GM. Lorsque les producteurs suivent des stratégies individuelles, de nombreuses configurations spatiales apparaissent à l'équilibre, dont certaines sont plus efficaces que d'autres. Nous examinons l'impact de la coordination entre les producteurs sur la distribution spatiale des variétés de cultures, et nous montrons que la coordination entre un petit nombre de producteurs seulement peut améliorer considérablement l'efficacité. En particulier, un producteur non génétiquement modifié voisin de deux producteurs génétiquement modifiés n'a besoin de se coordonner qu'avec l'un d'entre eux pour éliminer toute inefficacité spatiale des choix de variétés.
  • Réglementation via le principe du pollueur-payeur.

    Stefan AMBEC, Lars EHLERS
    The Economic Journal | 2014
    Nous considérons le problème de la régulation d'une économie avec pollution environnementale. Nous examinons l'impact distributif du principe du pollueur-payeur (PP) qui exige que tout agent compense tous les autres agents pour les dommages causés par ses émissions (de pollution). Avec des dommages marginaux constants, nous montrons que la réglementation via le principe PP conduit à la distribution unique de bien-être qui induit un changement de bien-être individuel non négatif et rend chaque agent responsable de son impact sur la pollution. Nous étendons à la fois le principe PP et ce résultat à des dommages marginaux croissants dus à la pollution. Nous comparons également le principe PP avec le schéma de Vickrey-Clark-Groves.
  • L'hypothèse de Porter à 20 ans : la réglementation environnementale peut-elle améliorer l'innovation et la compétitivité ?

    Stefan AMBEC, Mark a. COHEN, Stewart ELGIE, Paul LANOIE, M. a. COHEN
    Review of Environmental Economics and Policy | 2013
    Il y a une vingtaine d'années, Michael Porter, économiste et professeur de stratégie à la Harvard Business School, a remis en question les idées reçues concernant l'impact de la réglementation environnementale sur les entreprises en déclarant qu'une réglementation bien conçue pouvait en fait renforcer la compétitivité. La vision traditionnelle de la réglementation environnementale défendue par la quasi-totalité des économistes jusqu'alors était que le fait d'exiger des entreprises qu'elles réduisent une externalité telle que la pollution limitait nécessairement leurs options et réduisait donc par définition leurs bénéfices. Après tout, s'il existait des possibilités rentables de réduire la pollution, les entreprises qui maximisent leurs profits en profiteraient déjà. Au cours des vingt dernières années, on a beaucoup écrit sur ce que l'on appelle désormais simplement l'hypothèse de Porter. Pourtant, même aujourd'hui, nous continuons à trouver des preuves contradictoires concernant l'hypothèse de Porter, des théories alternatives qui pourraient l'expliquer et, souvent, une mauvaise compréhension de ce que l'hypothèse de Porter dit et ne dit pas. Cet article examine les principaux fondements théoriques et les preuves empiriques concernant l'hypothèse de Porter, discute de ses implications pour la conception des réglementations environnementales et esquisse des orientations pour les recherches futures sur la relation entre la réglementation environnementale, l'innovation et la compétitivité.
  • Comparaison des réglementations visant à protéger les biens communs : Une enquête expérimentale.

    Stefan AMBEC, Alexis GARAPIN, Laurent MULLER, Arnaud REYNAUD, Carine SEBI
    Environmental and Resource Economics | 2013
    Dans une expérience de laboratoire, nous testons trois réglementations imposées à un jeu de ressources communes avec des utilisateurs hétérogènes : un système de frais d'accès et de subventions, des quotas transférables et des quotas non transférables. Nous calibrons le jeu de sorte que toutes les réglementations améliorent les profits des utilisateurs par rapport à l'extraction en libre accès. Nous comparons les réglementations selon cinq critères : la préservation des ressources, les profits individuels, la différence de profits, l'amélioration de Pareto par rapport au libre accès et le tri des utilisateurs les plus efficaces. L'un des principaux résultats est que, même s'il est plus performant dans le tri des sujets les plus efficaces, le système de droits et de subventions n'est pas plus rentable que les quotas négociables.
  • Prix et quantités avec des polluants multiples.

    Stefan AMBEC, Jessica CORIA
    Journal of Environmental Economics and Management | 2013
    Nous examinons le choix des instruments de politique (prix, quantité ou un mélange des deux) lorsque deux polluants sont réglementés et que les coûts de réduction des entreprises sont des informations privées. La question de savoir si les efforts de réduction sont complémentaires ou substitutifs est essentielle pour déterminer le choix des politiques. Lorsque les polluants sont complémentaires, un instrument politique mixte comprenant une taxe sur un polluant et un quota sur un autre est parfois préférable, même si les polluants sont identiques en termes d'avantages et de coûts de réduction. En revanche, s'ils sont des substituts, la politique mixte est dominée par les taxes ou les quotas.
  • Des accords de partage de l'eau durables à des débits réduits.

    Stefan AMBEC, Ariel DINAR, Daene MCKINNEY
    Journal of Environmental Economics and Management | 2013
    En signant un accord de partage de l'eau (WSA), les pays acceptent de libérer une certaine quantité d'eau de rivière en échange d'une compensation négociée. Nous examinons la vulnérabilité de ces accords à la réduction des débits d'eau. Parmi tous les accords de partage de l'eau qui sont acceptables pour les pays riverains, nous trouvons celui qui s'applique de lui-même dans les scénarios de sécheresse les plus graves. L'ASM dit "incrémental amont" attribue à chaque pays sa contribution marginale à ses adeptes dans le fleuve. Son image miroir, l'ASM incrémental en aval, n'est pas viable en cas de réduction du débit à la source. Les problèmes d'auto-application peuvent être résolus en fixant les libérations d'eau et les compensations en fonction du débit. Nous appliquons notre analyse au bassin de la mer d'Aral. Nous calculons les compensations incrémentales en amont pour l'accord de Bishkek et évaluons sa vulnérabilité en fonction des débits historiques.
  • Réglementation acceptable d'une ressource commune.

    Carine SEBI, Stefan AMBEC
    2008
    La thèse étudie le choix d'instruments de régulation acceptables ("pareto améliorants") dans le but de réduire l'exploitation d'une ressource commune exploitée par des individus hétérogènes en libre accès. A l'aide d'un large spectre méthodologique, nous testons expérimentalement les hypothèses retenues dans le modèle théorique, et nous évaluons l'efficacité de différentes politiques publiques dans un cas précis. Le chapitre introductif permet de formuler notre cadre d'analyse, ainsi que la problématique de la thèse. Le chapitre 2 examine l'impact à court terme de trois réglementations, une taxe/subvention, un quota transférable et non-transférable, sous la contrainte de faisabilité politique suivante: aucun agent ne doit perdre par rapport à l'extraction qu'il obtenait en libre accès. Nous trouvons que les instruments de marché, i. E. Le système de taxe/subvention et les quotas transférables, permettent d'atteindre une réduction plus importante et plus efficace du niveau d'exploitation de la ressource commune par rapport aux quotas non transférables. Cependant, ces deux instruments de marché augmentent les inégalités, tandis que les quotas non transférables les diminuent. Dans le chapitre 3 nous testons dans une expérience en laboratoire ces trois réglementations imposées par un régulateur dans un jeu de ressource commune. La théorie prédit donc que toutes les réglementations permettent de réduire l'exploitation de libre accès sans pour autant diminuer le bien-être individuel. Nous trouvons que l'objectif de réduction en termes d'exploitation est atteint pour chaque instrument, avec tout de même une plus grande variance pour le système de taxe. Les deux instruments de marché sélectionnent les agents les plus efficaces sur la ressource commune, avec une meilleure performance pour taxe/subvention, mais cet instrument entraîne un degré d'inégalité plus fort. Aucune des trois réglementations ne satisfait la contrainte d'acceptabilité. à noter que le quota non transférable est l'instrument qui remplit le moins bien cette condition. Le chapitre 4 dresse un état des lieux de la gestion halieutique du lac d'Annecy, où deux groupes de pêcheurs se partagent la ressource (amateurs et professionnels). Le développement de la pêche récréative a souvent généré des conflits et exerce aujourd'hui, avec la pêche commerciale, une pression très forte sur la ressource. certaines espèces sont maintenues grâce à l'alevinage. Malgré des réglementations bien définies pour chaque partie, les tensions entre les divers acteurs rendent leur exécution difficile. L'analyse économique révèle trois éléments importants: (i) les règles d'alevinage en défaveur des pêcheurs professionnels. (ii) le marché atypique du poisson à Annecy. (iii) le problème de "monitoring" des réglementations sur le lac. Nous mettons à l'étude la mise en application de nouveaux instruments de régulation pour répondre aux conflits entre les deux groupes de pêcheur.
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