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Le mardi 13 octobre 2026, l’Institut Louis Bachelier a accueilli au Palais Brongniart une matinée consacrée aux enjeux monétaires et réglementaires des stablecoins. Coorganisée par l’Université d’Orléans, l’Institut Louis Bachelier et l’Université Paris-Saclay, la conférence a réuni 35 participants autour de sept intervenants, universitaires, praticiens et représentants de la Banque de France et de la BCE.
Le sujet est d’actualité. Alors que l’Union européenne engage la révision du règlement MiCA, le marché des stablecoins reste massivement dominé par le dollar : près de 300 milliards de dollars en circulation, contre quelques centaines de millions pour l’euro. Cette asymétrie soulève des questions de souveraineté monétaire, de protection des porteurs et d’accès au marché européen pour les émetteurs étrangers.
La première session a mis en regard les enjeux monétaires des stablecoins et les choix opérés à l’étranger, avec le GENIUS Act américain et le cadre japonais. La seconde s’est concentrée sur deux angles morts du dispositif européen : la protection des actifs des clients en cas d’insolvabilité d’un dépositaire, et les risques de l’émission multiple d’un même jeton de part et d’autre de l’Atlantique, dont USDC est l’exemple.
Une conviction s’est dégagée des échanges : la régulation publique ne protégera pleinement les porteurs que si la nature de leur droit est clairement définie en amont. Le compte rendu qui suit revient sur chacune des interventions et sur les principaux enseignements de la matinée.
Retrouvez le compte-rendu de la conférence ci-dessous.