
La Fondation France-Japon de l’EHESS, la Banque de France et l’Institut Louis Bachelier ont réuni chercheurs, institutions financières et représentants internationaux pour analyser le retour des déséquilibres mondiaux des comptes courants et les enseignements de l’expérience japonaise.
Depuis 2020, les déséquilibres mondiaux connaissent un regain après plus d'une décennie de recul. Pour mieux comprendre cette évolution, la Fondation France-Japon de l’EHESS et la Banque de France, en partenariat avec l’Institut Louis Bachelier, ont organisé un atelier de réflexion ouvert par Marie Brière, directrice générale de l’ILB.
Les échanges ont mis en évidence que les déséquilibres mondiaux ne s'expliquent pas uniquement par les politiques commerciales, mais aussi par les comportements d'épargne et d'investissement des États.
L'expérience japonaise et l'accord du Plaza (1985) rappellent qu'un rééquilibrage durable ne repose pas sur le seul taux de change. Productivité, investissement et confiance constituent les véritables leviers d'un ajustement de long terme.
Les intervenants ont également souligné le poids croissant des facteurs structurels, tels que la démographie, l'intelligence artificielle et les investissements stratégiques, dans les futurs équilibres économiques mondiaux.
Enfin, les débats ont conclu que la réponse aux déséquilibres actuels passe avant tout par un rééquilibrage interne coordonné et une coopération internationale renforcée, plutôt que par le repli protectionniste.