Évaluation des Risques et Technologies du big data: Outils et Conséquences (ex chaire PARI)

Projet scientifique

Le secteur de l’assurance recouvre des activités très variées. D’un point de vue technique tout d’abord, il regroupe des domaines touchant de nombreux pans de notre vie quotidienne, tels que l’assurance dommage (e.g. multi-risque habitation, les catastrophes naturelles), la responsabilité civile (e.g. automobile), la santé ou la prévoyance, ou encore la retraite et l’épargne. Du point de vue de la clientèle ensuite, les assurés étant aussi bien des particuliers que des professionnels, des petites entreprises ou de grands groupes (flottes, risque industriels, assurances collectives, etc.). D’un point de vue commercial enfin, avec des intermédiaires aussi diversifiés que des réseaux salariés, des agents d’assurance, des courtiers, ou encore des prestataires de service.

On retrouve cette diversité dans les formes juridiques des acteurs qui assurent la couverture de ces risques: sociétés anonymes rémunérant un actionnaire, sociétés d’assurance mutuelles relevant du Code des assurances, institutions de prévoyance relevant du Code de la sécurité sociale ou mutuelles 45 relevant du Code de la mutualité. Certaines sont très spécialisées et d’autres fortement diversifiées, que ce soit sous l’angle de l’activité, du périmètre géographique ou encore du champ de clientèle.

La diversité des activités et des acteurs traduit l’importance des mécanismes d’assurance dans le fonctionnement des sociétés industrielles puis post-industrielles pour la gestion des risques qu’elles génèrent. En place notamment dans les assurances publiques et privées, ils sont traditionnellement guidés par des principes de solidarité et des techniques de mutualisation divers.

 

L’assurance semble toutefois connaître ces dernières années des mutations profondes liées à l’évolution des activités économiques impliquant l’émergence de nouveaux risques, mais aussi à l’arrivée à maturité de technologies qui remettent en cause les principes de solidarité que l’on considérait acquis et les techniques de mutualisation.

L’émergence de nouveaux risques peut se mesurer à deux échelles ;

  • Tout d’abord au niveau macro-économique, voire planétaire : là où Ulrich Beck parlait dans les années 80 et 90, de sociétés de “risque”, pour lesquelles cette notion devient omniprésente, la littérature académique envisage l’ère actuelle comme celle de l’ « Anthropocène » (Steffen, Crutzen, et McNeill 2007; Schuilenburg et Peeters 2017). La globalisation des risques climatiques et environnementaux s’y accompagne de la reconnaissance de leur difficile mitigation (Bovari, Giraud, et Mc Isaac 2018).
  • Au niveau micro-économique ensuite, la révolution digitale de ces dernières décennies transformant les comportements et les rapports sociaux. Portée par la technologie, l’économie du partage par exemple, place l’usage au cœur des échanges, et remet en cause la centralité de la propriété, notion clef du capitalisme classique. Elle implique aussi l’apparition de risques nouveaux, liées à la technologie elle-même, tels que le cyber-risque.

Les technologies du big data, qui permettent à la fois la collecte de données de masse et leur traitement au moyen d’algorithmes de plus en plus performants, achèvent de bouleverser le paysage de l’assurance. En effet, avec une granularité de plus en plus fine des informations disponibles, il devient possible aujourd’hui d’appliquer des statistiques au niveau de l’individu, pratique inenvisageable dans la période précédente.

Objectifs :

  • Promouvoir la réflexion, la recherche et l’innovation dans le domaine de l’appréhension et de la gestion des risques et des incertitudes dans le contexte d’émergence des techniques du big data, thème d’intérêt général,
  • Accroître et consolider le niveau d’excellence des partenaires Parties en organisant une activité de réflexion, de recherche et de formation de dimension internationale, faciliter le contact direct entre les enseignants chercheurs du GENES et de la FNSP, les étudiants doctorants associés aux activités de recherche, CCR, la MGEN, Thélem Assurances, GROUPAMA et la Fondation IEF,
  • Ouvrir des possibilités d’actions communes de recherche et formation entre les Parties et leurs partenaires du Programme de Recherche Appliquée,
  • Développer des partenariats avec des pôles d’excellence universitaires dans les domaines d’activité de CCR, de la MGEN, de GROUPAMA, de Thélem Assurances et de la Fondation IEF.

Responsables scientifiques

Laurence  BARRY
Laurence BARRY
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Pierre  FRANCOIS
Pierre FRANCOIS
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Partenaires académiques

Partenaires économiques